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Ecrits persos |
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Voici quelques sketchs de M. Manatane que j'ai écrit,tous vus (et j'espère appréciés ;)) par Benoît. |
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Mon premier M. Manatane Chers enfants bonsoir. Je voudrais vous parler ce soir... d'un sujet... qui me tient tout particulièrement à coeur... Voilà. Je crois que... d'après mes sources... qui jamais ne me trahissent... vous êtes nombreux... même très nombreux à... à me trouver fort plaisant... Serais je si comikkkkk...? Il est vrai que je suis plutôt apte à ce genre d'aptitude... admettez néanmoins que pour moi... cette... situation... est quelques peu...embarrassante !!! Alors... Que faire ???... Il ne faut... JAMAIS !!! Au grand jamais !!!... Remercier son public... en effet, je passerais pour un sombre imbécile et ce serait quelques peu fort désagréable... non non non... il faut... avec toute l'habilité dont fait preuve l'homme moderne, adresser un regard des plus froids à l'ensemble de votre oratoire aux écoutes et partir dignement... ne vous y fier pas... déçu aujourd'hui mais heureux vous serez car bientôt vous me retrouverez... car il faut bien que, quelque peu, je puisse vivre... bref que je puisse me remplir le poche de tunes grâce à vous !! En vous r’merciant... bonsoir... Mon troisième M. Manatane, en alexandrin, mon préféré :) Poésie d’hier et d’aujourd’hui Nicolas : Depuis sa création, l’Homme n’a cessé de s’intéresser aux moyens de communications, plus ou moins complexe, au sein des peuples. Nombreux existent aujourd’hui, mais oublions la modernité, et laissons nous transporter au temps de la poésie, ou tout n’était que douceurs et folies… Et bien oui Nicolas, J’aime ces choses là. Il est certain que chacun d’entre nous un jour, Par notre intuition ou sous l’effet de l’amour, Parvient à trouver au plus profond de lui-même, Guidé par ses affections pour celui qu’il aime, Simplement touché par le goût de l’écriture, Ou succombant aux charmes de dame Nature, Quelques vers destinés, A un simple papier, Pour exprimer avec tant de légèreté, Ce qui un jour nous surpris ou bouleversé, Ce jour où change notre façon de penser, Et découvrons un nouvel art pour s’exprimer. Il faut reconnaître mon très cher Nicolas, Un point à ne pas négliger dans tout cela, Que tout ceci date d’une époque lointaine, Loin de notre temps rempli de peurs et de haines, Mais à celui où vie n’était que joies et rires, Bien loin du monde en perdition et délires, Dans lequel vous et moi oh très cher Nicolas, Vivons, respirons, mangeons, et surtout aimons. Si l’époque moderne n’est que rébellions, Il est certain qu’entres les Hommes restera, Ce qui depuis tout temps est et se poursuivra, Cette belle et magnifique alchimie, Passant toujours dans le cœur des Hommes aujourd’hui, Car l’humanité, bien que parfois très cruelle, Sait tout aussi se montrer généreuse et belle… Manatane, sur le fauteuil : Alors pour tout ceux qui seraient soucieux de progresser dans le domaine de la poésie, je ne pourrais que vous conseiller le fameux ouvrage de Pierre LeFlashi. Richement illustré, vous l’apprécierez beaucoup, parole de Manatane… la poésie restera votre amie, car dans ce livre ci, elle n’est pas de la partie. Admettez simplement que photographies et poésies sont rarement unies… quoique… tiens, ça va m’occuper pour ce soir… allez, en vous r’merciant bonsoir…
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Mon second M. Manatane, écrit en vers cette fois Il est temps d’apprendre les bonnes manières Commencez par ne plus répondre à votre mère Bien évidement, évitez l’adultère Ce ne sont pas des choses à faire Tout d’abord mettez vous à l’aise Et installez vous sur une chaise La première leçon va débuter Soyez prêt à m’écouter !! Chers enfants bonsoir… Un grand réveillon se prépare ce soir Dans votre humble demeure Et il ne vous reste plus qu’une heure… Les invités sont bientôt là Mais voilà… Vous avez perdu votre dinde !! Et avez déjà mangé le cochon d’Inde… Oui… c’était la semaine dernière… Alors que votre bonne fermière, Qui vous croyait chez votre grand-mère, Roulait une galoche par derrière A un imbécile petit merdeux Un grand blond aux yeux bleu Vous n’avez fait ni une ni deux D’un geste courageux, Son cochon d’Inde adoré Vous avez empoigné Et l’avez littéralement bouffé !! C’est bien légitime… Depuis, vous n’avez plus de nouvelle… Votre fermière s’est fait la belle… Revenons à notre soirée Déjà habillé et finement coiffé Vous vous êtes empressé D’aller chez votre boucher… Une fois arrivé, quel malheur vous découvrez… Miséricorde, il est fermé… Alors… Que faire ??? Il ne faut jamais Au grand jamais, En profitez pour inviter, Vos très chers… hum…invités Dans un de ces restaurants Qu’affectionne tant cette truffe de Bertrand. Vous passeriez pour quelqu’un d’inorganisé Incapable de réaliser une bonne soirée. Non… d’un pas calme et rassuré Retournez d’où vous venez. Attendez vos amis dans la salle à manger Sans rien avoir préparé. Une fois que ces derniers, Toujours en retard seront arrivés, Dans la cuisine installez les. Mettez votre plaque à chauffer Faites cuire les bons vieux poireaux Qui stagnent dans votre frigo Depuis que votre frangin ce nigaud Vous en a fait cadeau La dernière fois qu’il est venu Il est certain que vous ne l’inviterez plus ! Vos invités seront ravis D’avoir un tel ami Souhaitant passer une bonne soirée Sans même se soucier De ce qu’il propose à manger Car il ne faut pas l’oublier Le plus important restant évidement D’avoir une ambiance bon enfant Ce qui plaira à l’autre truffe de Bertrand… Soyez en certain… Bertrand vous ne reverrez point Et une grande économie vous aurez réalisé Bientôt votre dinde vous retrouverez Et seul vous la dégusterez Ignoble égoïste pour toujours vous resterez ! Allez, en vous r’merciant Bonsoir. Mon Quatrième Manatane, à l'occasion des 40 ans de Benoît Le jour J Nicolas : Avant d’être le distingué personnage que l’on connaît, Manatane fut tout d’abord embryon dans le ventre de sa maman, une femme admirable, serviable, au combien dévouée, qui… M. Manatane : Ohhhh oui mon cher Nicolas, ma chère mère était une de ces femmes que l’on n’oublie pas. Malheureusement, elle rendit l’âme à pâques dernier, difficile en effet de faire la distinction entre du curaçao et du produit pour vitre… la dure loi du fragile métabolisme humain… enfin… Eh bien oui mon cher Nicolas, en effet, il fut un temps où je me prélassais avec allégresse dans un nid douillet, le ventre de ma mère. Je me souviens… je tapais fort là dedans, ça rebondissais de partout, rraaaa la belle époque perdue… mais toutes bonnes choses se terminent un jour, et je dus me résoudre à pénétrer dans ce monde crrrrruel. J’ai ainsi tout de suite été réfractaire à quelques règles… les séances biberons ne pouvaient se faire qu’avec ma mère, bien pelotonné près de sa généreuse poitrine… Raaaa la belle époque perdue… mais toutes bonnes choses se terminent un jour, et j’ai grandis… je suis devenu un petit homme arpentant les chemins, un bâton à la main, humant l’air toutes les 4 secondes… j’étais un écolier incompris, mes camarades ne partageaient guère mon attirance sans équivoque pour le savoir vivre… voyez vous, comment pouvais-je fréquenter ces futurs délinquants… Oui délinquants, je pèse et appuie lourdement mes mots ! Délinquants !! Passer son temps à faire des sois disants feux, si jeunes et ils touchaient déjà à l’herbe !! Chers enfants une telle attitude est tout simplement inacceptable pour Monsieur Manatane. Alors certes j’étais un peu à l’écart, je me suis à cet age forgé mon caractère « défenseur du bon goût », raaaa la belle époque perdue… méééééé toutes bonnes choses se terminent un jour, et j’ai encore et toujours grandis, cycle interminable mais intouchable de la vie en tout genre. Adolescent, j’arborais un corps puissant, tel un apollon, j’étais un Dieu !! Les filles ? Hum…(ne sachant que répondre… il répond d’une faible voix à peine audible, et d’une rapidement exemplaire, espérant ne pas se faire comprendre…) je batifolais par ci par là, vous savez c’est un âge délicat, le corps change beaucoup, et cela très vite ! Et puis, comme la majorité de mes camarades qui m’ont entouré, j’ai eu droit à des rails de chemin de fer collés dans la bouche, tchou tchou tchou ! Quelques points d’acné aussi… (Reprenant sa voix clair et forte) raaaa la sssssale époque que voilà ! Mais, homme du peuple, j’y suis passé moi aussi… Manatane aussi a été dans des « boums » comme nous disions, véritable terrain de chasse pour les amateurs d’amours jeunes et innocents… violents parfois, mais que voulez vous, la jeunesse est ainsi faite. Et puis, j’ai grandis… je suis devenu moi, Monsieur Manatane, dictant des leçons de savoirs vivre toute la journée durant… mais c’est avec une pointe de nostalgie que je vous compte ma vie… ce n’est guère un jour semblable à tous les autres que Dieu me donne aujourd’hui. (Tel un orateur, il se place en hauteur… la première chose qu’il voit n’est autre qu’une benne à ordure, il l’enjambe avec difficulté, regarde son public inexistant et reprend son discours d’une voix forte et distincte). Oui mes amis !! Le corps de Manatane ne fait guère exception à la règle !! Le temps est le même pour tous… et voilà qu’aujourd’hui, je quitte les trentagénaires pour arriver chez les voisins du dessus… l’accueil est de moins en moins chaleureux avec les années… Oui…Oui mes amis... C’est aujourd’hui le jour de mes 40 ans !!! Et je suis joie, oui je suis joie, de les partager ainsi avec vous (la caméra fait un zoom important sur son visage), vous mes amis, mes amis qui m’écouter, et m’écouter depuis bien longtemps déjà, ce jour…. Unique. JE VOUS AIME !!!! (Dans son élan, il bascule de la benne à ordures et s’écroule sur le sol… tel un vieillard qui vient de tomber de son siège, il se relève péniblement, lance un dernier regard à la caméra et s’éclipse, s’efforçant de cacher un boitement pourtant important, et pousse un léger cris à chaque pas pour exprimer sa douleur, tout en la camouflant du mieux que possible… honteux de son final). M. Manatane (sur le fauteuil) (avec un grossier plâtre à la jambe gauche, bien visible à l’écran, des béquilles posées sur le côté du siège): Raaaa, la sssssale journée que voilà… mais rassurez vous, ma jambe sera bientôt rétablie… encore six semaines de plâtre et une rééducation de quelques mois, et je serais de nouveau sur pied ! (Il regarde sa montre) Il est temps pour moi d’aller prendre ma tisane et me reposer un peu… aller, en vous r’merciant, bonsoir. (Il tourne sur son fauteuil comme à son habitude, faisant basculer les béquilles placées sur le côtés… il les ramasse furtivement, sans regarder la caméra…). Audrey, alias Cooky, D’après Monsieur Manatane |