Festival de Cannes (12 au 23 mai 2004)




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Vendredi 21 mai
La fin du festival est proche. Demain, il faudra choisir... a qui reviendra la palme d'or ? Voilà le dur choix auquel doit réfléchir notre cher Ben...et nous sommes certain que son vote sera juste ^^
En tout cas, Ben continu à faire le foufou sur la croisette, les photographes s'en donnant à coeur joie... et nous par la même occasion...




Benoît est membre du Jury du 57ème Festival de Cannes de cette année. Retrouver ici toutes les nouvelles infos sur cet êvenement !


Mardi 18 mai 2004 :
Ben s'éclate !!! Comme nous le témoignent les photos ci dessous, il profite du Festival !

La présentation de Narco a bien eu lieu sur le plateau de S. Bern, mais de Ben... c'est donc à Guillaume Canet de se coller à cette "looouuuurrddeee" tache que la présentation du film. Petit extrait à l'appui... et on peut dire que ça donne envie !




Mercredi 12 mai 2004
Ouverture du festival de Cannes !! Grand évènement... Ben est l'un des premiers jurys à arriver. Costar très classe, il use encore d'humour avec le journaliste, prétextant être le président de la cérémonie !

Lors de la cérémonie d'ouverture, les jurys arrivent sur scène chacun leur tour. Ben est appelé en dernier et se place en file avec les autres. Son visage est lumineux mais... bien rouge ! Notre Ben serait t-il impressioné ? Peut être, mais qui ne le serait pas à sa place devant tant de beau monde... et n'est-ce pas cette fragilité encore intact malgrè le succès qui nous séduit chez Ben ?

Pour finir, il est certain que Ben est tout simplement heureux de pouvoir participer au Festival. Tel un enfant impressioné par un tour de magie, Ben a des étoiles au fond des yeux et va visiblement prendre beaucoup de plaisir au cours de ces quelques jours... et on lui souhaite !



Extrait de "LeGuide.be"
Avez-vous prévu une préparation pour être bon juré ?



Depuis un mois et demi, je suis des cours particuliers d'anglais – j'étais très mauvais élève à l'école... On aura bien sûr chacun une traductrice. Au-delà de ça, je n'appréhende rien. Le cinéma est pour moi si facile à assimiler. Je regarderai les films comme un spectateur. Si un film est bon, il est bon. Il ne faut pas être cinéphile pour être un bon juré. Je vais me laisser porter par les sentiments, les sensations, les émotions. Comme pour choisir un bouquet de fleurs.



Etre juré, je connais ! Je l'ai été dans le plus beau festival de tous les temps, le Festival du fantastique à Bruxelles. Ainsi qu'à Gérardmer et « Aux premiers plans » à Angers. Là, on devait voir 30 films en dix jours. J'ai cru crever. Donc, 18 films, ce sont des vacances !



Irez-vous soutenir le film de Frédéric Sojcher, « Cinéastes à tout prix », présenté hors compétition ?



Bien entendu ! Je l'ai proposé à Thierry Frémaux, qui a hurlé de rire en le voyant. Savoir que ces trois réalisateurs monteront les marches est un cadeau magique et un bel hommage. Je veux être avec eux, les applaudir dans la salle. Leur passion mérite notre admiration. J'espère qu'il y aura un maximum de cinéastes dans la salle car Max Naveaux, Jacques Hardy et Jean-Jacques Rousseau sont leurs égaux.



On parle beaucoup des intermittents du spectacle. Quelle sera votre attitude face à eux ?



J'avais été très fâché quand ils avaient arrêté le Tour de France. Ici, je n'ai aucune appréhension. J'ai préparé mes costumes pour qu'ils reçoivent n'importe quoi : coquille d'œuf, farine... Je demanderai juste de pouvoir enlever ma veste si c'est un vêtement prêté. Car là, ça coûte une fortune et je dois le rendre.



Plus sérieusement, je suis solidaire. Car l'intermittence en Belgique, on connaît ! On vit dedans. C'est notre constance. Cannes est une plateforme idéale pour se faire entendre. J'espère simplement que les intermittents ne débarqueront pas en pleine projection car c'est dramatique pour le cinéaste qui présente son film. Il y a moyen d'attirer l'attention dans ce festival sans nuire aux cinéastes. Que les intermittents jettent des œufs à nous, acteurs, qui fanfaronnons sur les marches, c'est de bonne guerre. Je suis assez d'accord.



Comment imaginez-vous une journée type ?



Elle démarrera en anglais. C'est sûr. Donc, par un petit effort. Au-delà de ça, on ne m'a encore rien dit, mais j'ai l'impression qu'on va me mettre pas mal de trucs sur le dos. Chaque personne que j'invite à venir me dire bonjour à Cannes me regarde d'un air surpris, en me disant que je n'aurai pas de temps. Je sais déjà que le premier jour où j'arrive, je vais sur un plateau télé avec Quentin Tarantino.



Pas banal d'avoir Quentin Tarantino comme président ?



Ça risque d'être amusant ! On s'était rencontré à l'époque de « C'est arrivé... ». Il était en compétition avec « Reservoir dogs ». Il est venu voir notre film. Il a adoré. Après, on a fait beaucoup de festivals ensemble. Je l'ai revu deux jours avant la sortie de « Kill Bill » à Paris. On se connaît, on papote, on boit des coups. La dernière fois qu'on s'est vus, on était pleins comme des boudins !



Place à la fête, donc ?



Je n'ai jamais été à Cannes pour voir des films. Cette année, je viens pour ça ! Je ne veux pas arriver aux projections fatigué. Donc, cette année, on me verra moins dans les fêtes et plus dans les pince-fesses, en train de papoter et de briller par mon anglais...



Monsieur Manatane disait que le Festival de Cannes est au cinéma ce que les Saintes-Maries-de-la-Mer sont aux Gitans. La plupart du temps, les invités sont là trois jours pour se montrer, rencontrer des gens, faire la fête, mettre de beaux vêtements, de belles parures et boire gratuitement. La question principale à Cannes reste : « Est-ce que tu as ton carton ? » Un carton manqué est une soirée gâchée !

Retrouver l'intégrale de l'interview sur le site "LeGuide.be"




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